
Qui suis-je ?
Je ne suis qu’un homme perdu
Qui dans le noir à tâtons se dirige
Entre les coups de blues et de massues.
Je ne peux me décrire
Sans parler de souffrance
Sans allier déprime et espérance
Sans parler de mourir.
Je suis quelqu’un qui a le cœur blessé
Quelqu’un qui ne veut pas laisser tomber
Je suis quelqu’un qui a besoin d’être aimé
Quelqu’un qui sait aimer.
J’ai envie de commencer à construire ma vie
Avec la femme qui saura éclairer la nuit
Dans laquelle je me suis réfugié
Pour ne pas être à nouveau brisé
Cette femme-ci aura mon cœur tout à elle
Elle l’aura embrasé d’une seule étincelle
Et je lui porterai un amour si profond
Que rien ne changera ma décision
De la chérir et de vivre à ses côtés
Dans les bons moments, comme dans les mauvais
Sauf bien sûr la trahison
Qui pour moi mérite la pire des punitions
Dans cet amour, je serai d’une fidélité parfaite
Je donnerai à celle qui m’aimera toute ma confiance
Je ferai en sorte que jamais ça ne s’arrête
Et nous aurons à deux une belle existence.
Puis de cette union un beau jour naîtra
Un petit être qui changera notre vie
Et nous le regarderons tout deux attendris
Par ce fruit sucré de nos ébats
Hélas ce doux rêve jamais peut-être n’existera
Si je pose genou à terre.
Je sais que Dieu n’existe pas
Mais telle était ma prière
Aimer est un sentiment magnifique
Qu’il faut avoir connu dans sa vie
Mais, « s’aimer » est encore plus magique
Et dans ces cas là, on aime la vie
S’aimer. S’aimer soi, ou à deux,
Ce verbe a beaucoup pour rendre heureux
Les couples qui tendrement s’enlacent
Même si parfois, l’amour se lasse.
Moi qui ai connu ce grand amour,
Ce bien être physique, ce calme intérieur
Je l’ai vu partir, un beau jour
Me lacérant le dos, m’arrachant le cœur
Il y a des blessures qui ne guérissent jamais
Des cicatrices que l’on porte toute notre vie
Un mal immense qui jamais ne se tait
Au fond de mon cœur qui s’est assombri
Il est vrai que je montrais moins mes sentiments
Qu’au début de notre histoire,
Je sentais que s’approchait pour nous le néant
Mais je continuais à y croire
Aujourd’hui je me retrouve face à moi-même
Sur le miroir se dessine le visage blême
D’un homme dont celle qu’il aimait encore un peut
L’a fuit pour un autre, c’est malheureux
Je suis comme dans le coma
Depuis le jour où j’ai compris
Que celle qui étais encore à moi
M’avais depuis longtemps banni
De son cœur comme de sa vie
Celle qui m’a séduit par tant de passion
Celle pour qui je me serais sacrifié sans hésitation
N’a rien trouvé de mieux comme récompense
De m’offrir pour mes vingt ans, la souffrance.
L’amour qu’il me restait s’est changé en haine
Une haine aussi forte que ces chaînes
Qui me liaient encore, mais c’est fini pour de bon
Moi, je resterai fidèle, il n’y aura pas de pardon
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