Alors que je m’en irai vers la
Mort, je sais que je ne disparaîtrais pas
d’Ici bas. Car de moi,
Ton cœur tendre sauvera
l’Immortel souvenir
qu’En ce triste jour te fera sourire

Qui suis-je ?
Je ne suis qu’un homme perdu
Qui dans le noir à tâtons se dirige
Entre les coups de blues et de massues.
Je ne peux me décrire
Sans parler de souffrance
Sans allier déprime et espérance
Sans parler de mourir.
Je suis quelqu’un qui a le cœur blessé
Quelqu’un qui ne veut pas laisser tomber
Je suis quelqu’un qui a besoin d’être aimé
Quelqu’un qui sait aimer.
J’ai envie de commencer à construire ma vie
Avec la femme qui saura éclairer la nuit
Dans laquelle je me suis réfugié
Pour ne pas être à nouveau brisé
Cette femme-ci aura mon cœur tout à elle
Elle l’aura embrasé d’une seule étincelle
Et je lui porterai un amour si profond
Que rien ne changera ma décision
De la chérir et de vivre à ses côtés
Dans les bons moments, comme dans les mauvais
Sauf bien sûr la trahison
Qui pour moi mérite la pire des punitions
Dans cet amour, je serai d’une fidélité parfaite
Je donnerai à celle qui m’aimera toute ma confiance
Je ferai en sorte que jamais ça ne s’arrête
Et nous aurons à deux une belle existence.
Puis de cette union un beau jour naîtra
Un petit être qui changera notre vie
Et nous le regarderons tout deux attendris
Par ce fruit sucré de nos ébats
Hélas ce doux rêve jamais peut-être n’existera
Si je pose genou à terre.
Je sais que Dieu n’existe pas
Mais telle était ma prière
Alors que je m’en irai vers la
Mort, je sais que je ne disparaîtrais pas
d’Ici bas. Car de moi,
Ton cœur tendre sauvera
l’Immortel souvenir
qu’En ce triste jour te fera sourire
Ainsi s’en va la vie
Ici bas, rien ne demeure
Ne serait-ce les roses en fleurs
Car nous avons tous une limite finie
Ici bas rien ne demeure
Superbe, immense ou malheureux cœur
En ce monde, tout semble paraître,
Mais nul ne subsiste, tout doit disparaître
Vivons donc sans nous retourner
A l’heure de notre mort, ne regrettons pas le passé
L’aube du jour qui nous verra fléchir
Annonce peut-être un éternel avenir
Vivons donc et mourrons avec cet espoir,
Inavoué peut-être, mais l’homme ne croit-il pas
En cette éternité qu’il ne connaît pas ?
Aimer est un sentiment magnifique
Qu’il faut avoir connu dans sa vie
Mais, « s’aimer » est encore plus magique
Et dans ces cas là, on aime la vie
S’aimer. S’aimer soi, ou à deux,
Ce verbe a beaucoup pour rendre heureux
Les couples qui tendrement s’enlacent
Même si parfois, l’amour se lasse.
Moi qui ai connu ce grand amour,
Ce bien être physique, ce calme intérieur
Je l’ai vu partir, un beau jour
Me lacérant le dos, m’arrachant le cœur
Il y a des blessures qui ne guérissent jamais
Des cicatrices que l’on porte toute notre vie
Un mal immense qui jamais ne se tait
Au fond de mon cœur qui s’est assombri
Il est vrai que je montrais moins mes sentiments
Qu’au début de notre histoire,
Je sentais que s’approchait pour nous le néant
Mais je continuais à y croire
Aujourd’hui je me retrouve face à moi-même
Sur le miroir se dessine le visage blême
D’un homme dont celle qu’il aimait encore un peut
L’a fuit pour un autre, c’est malheureux
Je suis comme dans le coma
Depuis le jour où j’ai compris
Que celle qui étais encore à moi
M’avais depuis longtemps banni
De son cœur comme de sa vie
Celle qui m’a séduit par tant de passion
Celle pour qui je me serais sacrifié sans hésitation
N’a rien trouvé de mieux comme récompense
De m’offrir pour mes vingt ans, la souffrance.
L’amour qu’il me restait s’est changé en haine
Une haine aussi forte que ces chaînes
Qui me liaient encore, mais c’est fini pour de bon
Moi, je resterai fidèle, il n’y aura pas de pardon
Je suis de ceux qui passent inaperçu,
Que l’on voit, sans réellement voir
Je suis de ceux qui sont toujours déçu
De ne croiser aucun regard.
Je suis comme tout le monde,
Un être anonyme,
Et chaque jour se creuse l’abîme
Se dessine une hécatombe,
Pour tous ceux qui comme moi
Vivent ainsi, sans vraiment y croire
Pour tous ceux qui, comme moi,
Délaissent le blanc pour le noir.
Pourtant, j’adore tous ces moments
De solitude où je peux me laisser aller
A l’amertume, où je peux simplement
Demeurer, dans cet étrange mal-être, tant recherché
Etre seul dans la société, quelle curieuse
Idée. Mais cette société, quelle affreuse
Idée. Devoir réussir pour ne pas mourir
Devoir être fort pour pouvoir sourire
La mort n’est qu’une étape,
Celle qui détermine pourquoi on a vécu,
Pourquoi nous sommes ici un peu perdu
A vrai dire, je m’en tape
Si la mort est l’acte de rédemption suprême,
Le christianisme est la secte la plus extrême.
Le paradis n’est que mensonge
Et l’enfer est le vrai monde
Nous sommes à la merci de cette religion
Si fausse et par ailleurs si redoutable
Faisons attention car dix ou douze à table
Nous sommes tous vulnérables !
Tous ? Non, je ne le suis pas
Je ne suis pas de ceux qui porteront cette croix.
Pourtant je ne suis pas athée, j’ai la foi
Je sais que les dieux, ça n’existe pas.
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